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12 août 2019

Curiosités sur la gastronomie de 1905 à aujourd’hui

Nous partons de 1905, car c’est l’année où BOJ est née. Une année difficile pour la majorité de la population, avec une pauvreté et une famine généralisées résultant de la situation sociale et politique de l’Espagne de l’époque. Mais n’entrons pas maintenant dans ce sujet. Limitons-nous simplement à la matière gastronomique.

Et en parlant de matière, ce que l’on pouvait cuisiner à cette époque n’était même pas des produits de base. La majorité des gens avaient recours aux épluchures de pomme de terre et à la partie blanche des oranges, c’est-à-dire aux déchets des personnes qui pouvaient cuisiner des pommes de terre et déguster des oranges.

En ces années-là, selon certaines études, l’apport moyen était de 770 calories par jour et par personne, tandis que l’apport journalier recommandé est actuellement de 2 200 calories. Les plats typiques de l’époque étaient des pot-au-feu ou plats à la cuillère d’où pouvaient se servir beaucoup de personnes. L’important à l’époque était de survivre et de dépenser le moins possible. Toutefois, cette situation n’a heureusement pas duré à tout jamais et, dans les années 40 et 50, les choses sont devenues moins dramatiques. C’est alors que le régime méditerranéen a commencé à se consolider.

Les fruits de mer, et surtout le poisson, occupent une place de choix dans ce régime. Curieusement, ces aliments sont vilipendés depuis quelques années.

Certains produits ont connu un changement radical dans l’esprit des consommateurs. Aujourd’hui, quand nous pensons aux fruits de mer, il nous vient à l’esprit leur saveur, mais aussi leur prix. Cependant, au début du XXe siècle en Galice, les fruits de mer étaient jetés ou offerts. La grande quantité et la faible infrastructure empêchaient de les transporter à l’intérieur des terres dans de bonnes conditions, ce qui a amené à réfléchir à des solutions curieuses. Tantôt les fruits de mer servaient d’engrais en raison de leur teneur élevée en calcium, tantôt ils étaient offerts aux pauvres pour soit les manger soit les échanger contre une aumône. Et apparemment c’était aussi la nourriture habituelle des prisonniers. Quoi qu’il en soit, rien à voir avec ce qui se passe à l’heure actuelle.

Il en allait de même avec le poisson. Une autre recette qui épate sont les matelotes, des plats typiques de différentes régions d’Espagne, et en particulier des îles Baléares. Ils sont préparés à partir de riz et mélange de poissons. Ce plat était vu comme un plat de pauvres, car il était élaboré avec les restes après une journée de pêche et vente, c’est-à-dire avec les poissons dont personne ne voulait. Or, c’est un plat très demandé de nos jours par les gens, avec des restaurants spécialisés.

À l’heure actuelle, la gastronomie attache beaucoup plus d’importance aux détails, textures, saveurs…. Nous avons beaucoup plus d’aliments, de recettes, et surtout de connaissances à notre portée. Par ailleurs, le repas n’est plus vu aujourd’hui simplement comme une nécessité, mais plutôt comme une activité sociale, un plaisir et une manière de découvrir des cultures différentes.

À l’instar de la gastronomie, les ustensiles pour cuisiner ont aussi changé. Désormais nous sommes mieux préparés à cela et nous avons beaucoup plus de possibilités.

En outre, en passant en revue l’histoire, nous pouvons supposer que de nouveaux aliments feront leur apparition dans un avenir et avec eux aussi de nouveaux instruments de cuisine. Chez BOJ, nous restons attentifs aux changements de la société, aux nouveaux besoins et à l’innovation du matériel.